lundi 31 mars 2008

espace-corps




corps-espace et espace-corps répondant à la même interrogation sur les limites et les frontières, je continue conjointement à traiter du corps et du paysage... J'ai pas du tout bien comprendre Deleuze, mais la déterritorialisation, quel beau concept ( et pratique avec cela ! )...
Je m'y retrouve pleinement, dans ce "no man's land"des espèces, et si malgré tout mon territoire de prédilection reste la peinture, je pense déterritorialiser les motifs propres aux paysages ou aux corps, pour ne précipiter qu'un "et"connectif entre les genres picturaux.
Il me plait de présenter ici une peinture en cours de travail, vous pourrez ainsi suivre les étapes qui vont peu à peu la modifier, et vous approcher de ma manière de peindre... Voici l'état de cette peinture de grand format au soir du 31 mars 2008... ma foi, peut-être ne changera t'elle pas beaucoup... ( à suivre. )


corps espace ( suite )








Voici des travaux tout récents... je n'avais pas envie de présenter les travaux réalisés entre 1998 et 2001, je pense qu'ile rejoindront ce blog plus tard, pour l'instant ils n'y ont pas vraiment leur place...
la série sur le corps-espace m'ouvre les yeux sur la part d'inachevé qui habite ma peinture. Ne pas finir, ne pas terminer, ou tout du moins, laisser cette possibilité au spectateur...
En général, la peinture m'achève avant que moi-même je ne parvienne à l'achever.


extrait de notes d'atelier ( fev 2008 ):

" Tout n'est que fragments dispersés. La lecture de Sutree ( Cormac mac Carthy ) me plonge à nouveau dans les corps brisés, en errances anatomiques, atomisés... je laisse volontairement les corps en cours de re-formation... Je suis à la limite de renouer avec la peinture abstraite, mais il ya toujours un os qui pointe, une pustule qui gonfle,un organe qui se greffe, un corps qui émerge... Alors je prends bien des précautions à le laisser vivre, sans toutefois le contourer et l'enfermer dans une dimension étriquée. Qu'il vive son rôle de corps potentiel, prioritairement corps pictural..."
" quel est le chanteur Français qui a écrit un texte dont le refrain était: la vie faite de morceaux qui ne se joignent...? Très juste phrase..."

samedi 16 février 2008

Milou, Idefix, Rantanplan et les autres.




Je n'aime pas Claude Sautet, et cela m'amuse de détourner un titre de ses films ( trop bourgeoisie année 60...)

"Hot Dog" Milou, Idefix, Rantanplan et les autres...


Voici la série d'"os-roches" présente dans le box "schizophrénie". Ces peintures de moyen format se trouvaient réparties en deux groupes encadrant la sortie du tunnel menant au box 3. Elles avaient pour titre des noms de chiens illustres, sortis de la BD ou du cinéma d'animation... Des chiens anthropomorphes en quelque sorte.
Mon intention dans cette série était de réduire au strict minimum le langage pictural, le mettre à nu, au plus près de l'os... ces peinture constituaient un jalon entre la série des humains en recomposition et le grand papier intitulé le naufrage de Matisse.
Ainsi se termine quasiment la visite de l'exposition "Hot Dog".

lundi 11 février 2008

les "suites célestines", détail 2





Quelques notes concernant les " suites célestines" ...

notes d'atelier ( nov 2007 ):

"(...) se rapprocher toujours un peu plus de Giotto... Si simple ... S'émanciper du parasitage contemporain ( ça veut dire quoi ? n'est-ce donc pas contemporain ce qui, séparé de nous par les siècles passés, nous bouleverse encore aujourd'hui ?). Les primitifs Italiens me touchent par leur simplicité, leur esprit de synthèse. L'immensité narrative de la Maesta de Duccio, la monumentalité si fine des christs en croix de Cimabue... Ceux qui furent là avant que le système perspectif ne fige la raison dans une vision projective... Sans doute n'est ce pas pour rien que Picasso me fascine tant..."

notes d'atelier ( dec 2007 ):

"Motif: le ciel. Sujet: la peinture. Ambition: faire prendre de la hauteur à mon rapport conflictuel avec la guadeloupe- amour/haine."

(...) " l'idée ce n'est évidemment pas de partir de la peinture pour représenter le ciel, mais de partir du ciel pour représenter la peinture. En ce sens, ciel égale peinture, et la peinture est mon ciel..."

"corps et âme, plonger."

" Fuir Klein, cet affreux réducteur de tête.... I.K . Beurk ! "

(...)" des petits morceaux d'infini, les monochromes de Mr Klein ? L'infini n'est pas une saturation pigmentaire, c'est un flux. C'est aussi un conflit. Bref, un conflux..."

" Et voilà que mes conflux intérieurs me mènent encore entre Giotto le primitif et Deleuze l'animal."

notes d'atelier ( jan 2008 )

(...) " Cela commence toujours par la pluie. Une pluie intense et chamarée, sans intention autre que celle de noyer la surface, d'imbiber le support jusqu'à la limite du dégorgement. La couleur en liberté, les coulures hasardeuses entrent en stratification et créent le théâtre des opérations futures. Ainsi nourri, ainsi apprêté, le support n'attent plus que la lutte des conflux entre l'esprit et la main, l'oeil animal et la pensée culturée... Sans cette pluie première, pas de formation d'idée, pas de nuage, pas de ciel... "

les "suites célestines", détail